Société chauvinoise de philosophie
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Lectures sur l’utopie

choix et commentaires d’ouvrages et de liens hypertexte

mercredi 21 février 2007, par Laurent Gerbier


1. Immanuel Wallerstein, L’Utopistique ou les choix politiques du xxie siècle, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, coll. « intervention », 2000.


Le livre d’Immanuel Wallerstein n’est en rien un livre utopique au sens strict : au contraire, tout le propos de l’auteur consiste à substituer au discours de l’utopie politique celui d’une évaluation rationnelle des possibilités concrètes de construction d’une société meilleure. La tâche de l’utopie se trouve ainsi remplacée par la travail d’une rigoureuse prospective, au terme de laquelle la société politique idéale n’est plus l’outil fictionnel servant à critiquer un état des choses présent, mais bien le but concret des analyses et des combats politiques par lesquels l’humanité s’assure de son propre avenir.

Pour mener ce travail à bien, Wallerstein commence (chapitre I) par présenter une synthèse historique sur « l’âge des révolutions » (1789-1968) qui montre comment les pressions populaires en faveur de l’amélioration de la société ont toujours donné lieu à la mise en place de mécanisme de contrôle visant à empêcher ces pressions de modifier trop radicalement la répartition des richesses, des ressources et des pouvoirs. Les différents âges de ces mécanismes de contrôle (conservateurs, puis libéraux, puis socialistes) permettent à l’auteur de monter que si les peuples ont largement perdu confiance dans les capacités des institutions publiques à gérer le bien commun, en revanche les aspirations à un monde meilleur subsistent, et sont appelées à prendre des formes inédites. Ainsi, le désir d’amélioration qui constitue le moteur même de l’utopie n’est pas lui-même une utopie, mais une force concrète dont il s’agit seulement de bien comprendre les conditions dans lesquelles elle pourra trouver à s’exercer dans le futur.

Après la synthèse historique, le second chapitre propose alors un exercice de prospective pure. Retrouvant parfois involontairement le ton eschatologique qui caractérise souvent l’utopie, Wallerstein cherche à comprendre la crise du monde contemporain selon trois tendances irrépressibles : d’une part, la globalisation conduit lentement mais sûrement à l’augmentation de la pression salariale, parce qu’elle fournit aux travailleurs les moyens de coordonner et d’intensifier leurs revendications. D’autre part, la volonté d’obtenir des États des services toujours plus complexes tend à accroître la facture fiscale, nouveau frein mis à l’accroissement du profit. Enfin, la prise en compte croissante de la facture écologique de la production tend elle aussi à l’internalisation des coûts écologiques, réduisant à nouveau l’accumulation du capital. De ces trois tendances, et des résistances que le « système-monde » capitaliste ne manquera pas (et ne manque déjà pas) de leur opposer, l’auteur déduit l’advenue prochaine d’une crise majeure, marquée par d’importantes recompositions étatiques, économiques et sociales. Selon la loi qui veut qu’un système affaibli soit toujours plus sensibles aux variations fines, les initiatives individuelles pèseront dans cette crise plus qu’elles n’ont jamais pesé : le libre-arbitre redeviendrait ainsi un facteur historiquement décisif. Ce second chapitre dessine plus nettement l’intention générale de « l’utopistique » : il s’agit bien de rationaliser l’utopie comme méthode d’analyse permettant d’engendrer non pas un programme politique, mais un plan d’action à l’échelle de l’espèce.

Le dernier chapitre, enfin, jette les bases des changements à entreprendre : changements dans la répartition de la valeur, changements dans son identité même (l’accumulation de richesse ne pouvant plus constituer le seul critère de l’efficacité socio-économique), changement dans la forme des institutions susceptibles d’accompagner la crise. Ces mutations ne sont pas prédites par Wallerstein : elles sont proposées comme des éléments de la réflexion collective qui accompagnera nécessairement la mutation. Or si, dans ses deux premiers chapitres, le livre de Wallerstein avait pu demeurer stimulant malgré ses généralités historiques parfois sauvages, et son imprécision catastrophiste pas toujours convaincante, ce troisième chapitre change de nature : il ne s’agit plus de tirer un bilan mais bien de projeter des luttes à venir. L’utopie revient alors se nicher dans l’utopistique, sous les formes classiques de la volonté unie et bonne du genre humain, et de l’idéal d’une conciliation collective efficace. Alors même qu’il se distinguait délibérément de l’utopie (« Je ne suis pas en train de dresser le portrait de l’utopie. Je trace des itinéraires pour aller vers une plus grande rationalité matérielle », p. 120), Wallerstein finit par reprendre le ton de la prophétie (« Ce dont nous parlons ici est de jeter les fondations d’un système historique qui va durer cinq cents ans », p. 127). Cette résurgence finale de l’utopie marque les limites de l’utopistique : le discours de la prospective, stimulant et souvent convaincant (malgré ses généralités et son manque de nuances), ne parvient finalement pas à se déprendre totalement de la représentation idéale des conditions de construction du « meilleur des mondes ». Cette persistance de l’utopie a au moins de le mérite de lui restituer sa puissance politique originelle : représenter le monde meilleur et œuvrer à changer le monde réel ne peuvent constituer des efforts totalement distincts.


2. Frédéric Rouvillois, L’Utopie, Paris, GF, « corpus », 1999.


Conformément au principe de la collection « corpus », le livre de Frédéric Rouvillois propose un choix de textes très vaste, ordonné en quatre chapitres thématiques. Cette sélection est précédée d’une introduction problématique d’une trentaine de pages, et suivie d’un vade-mecum dans lequel sont définis une vingtaine de concepts liés aux problèmes théoriques posés par la notion d’utopie. Le volume se clôt sur une bibliographie commentée assez fournie.

Dans son introduction, l’auteur commence par « déconstruire » le sens commun qu’a pris le terme d’utopie au fil des siècles : avant que l’idéologie ne la réduise au rang de simple chimère optimiste et irréalisable, l’utopie a représenté la conjonction d’une forme de pensée et d’une forme d’écriture dont l’irréalisme n’est qu’un trait secondaire. C’est en reprenant la définition de l’utopie à partir de Thomas More, c’est-à-dire à partir de son inscription dans la modernité, que F. Rouvillois analyse les éléments constitutifs du concept : la définition minimale de l’utopie articule nécessairement selon lui « [un] résultat, la perfection politique, et [un] moyen, l’effort constructif de l’homme, unique artisan de son accomplissement » (p. 17). À partir de cette définition de travail, l’auteur explore successivement les figures, les significations et le sens de l’utopie, en mettant en évidence le rapport singulier de l’homme à la nature qui innerve constamment les utopies, et en insistant sur la clôture nécessaire du modèle qu’elles proposent, ces deux réquisits rendant centrale la notion de travail dans les constructions utopiques. Education, travail et loi sont les éléments constitutifs de cette politique de la perfection qui, en se manifestant comme l’avatar moderne du pélagianisme, met en place une véritable machine sociale. C’est par ce dernier aspect que se révèle le « projet d’une rationalisation intégrale du pouvoir » (p. 38), lequel correspond à la modernité même de l’utopie, mais contient aussi en germe son autre visage : rêve d’une politique « totale », l’utopie n’est pas seulement la fiction libératrice d’une perfection enfin incarnée, elle est aussi la figure écrasante d’un accomplissement définitif dans lequel « le rêve vire au cauchemar » (p. 43), comme l’avaient pressenti les anti-utopistes du début du xxe siècle.

Les textes rassemblés dans le corps même du volume offrent un panorama très large des pensées utopiques. Organisés en quatre chapitres (« De l’espace clos à l’univers », « L’utopie comme système de règles », « L’utopie, figure de la perfection » et « Le paradis reconstruit »), ils permettent de découvrir des auteurs aussi différents que Babeuf et Zamiatine, Campanella et Hugo, Fénelon et Cloots, Fourier et Saint-Just. En remontant aux racines de l’utopie (chez Platon), et en accompagnant son évolution jusqu’aux révolutionnaires modernes (Engels), F. Rouvillois propose une galerie de textes utopiques soigneusement présentés et commentés, et très intelligemment découpés.

Pour finir, le lexique du vade-mecum offre au lecteur la possibilité d’articuler le problème de l’utopie à d’autres concepts centraux de la réflexion politique et morale occidentale (âge d’or, millénarisme, progrès, coutume, révolution, raison d’État, etc.). L’utopie n’est donc pas isolée dans sa singularité mais au contraire soigneusement articulée à l’ensemble des lieux de la pensée politique moderne.


3. Olivier Cauly, Comenius, l’utopie du paradis, Paris, PUF, « Philosophies », 2000.


Pédagogue et philosophe, Johannes Comenius (1592-1670) est considéré comme un des pères de la pédagogie. Mais, comme le montre le livre d’Olivier Cauly, sa pédagogie est indissociable du projet bien plus vaste d’une réforme radicale de l’humanité : réforme de l’éducation, réforme des savoirs et réformes des institutions vont de pair. En mettant en évidence la radicalité de ce projet de refondation, l’auteur replace Comenius dans le cadre de son époque : profondément marqué par la Guerre de Trente Ans (1618-1648) qui déchire la Bohème, Comenius est un penseur du déchirement et de la séparation à guérir. L’état politique de l’Europe n’est donc pas différent à ses yeux de l’état divisé de la volonté humaine, ferment de toute discorde et de tout conflit. Vouloir restaurer l’unité de l’homme, individuellement comme génériquement, c’est vouloir avant tout la construction concrète du paradis, c’est-à-dire la construction d’un monde réconcilié dans lequel la place métaphysique de l’homme permette la concorde universelle que Dieu a voulue pour lui. Comme le note Cauly, ce projet fait de la pensée de Comenius une utopie, depuis Labyrinthe du monde et le paradis du cœur (1623) jusqu’à la Consultation universelle en vue d’une réforme intégrale des affaires humaines (1645-1670) en passant par la Grande Didactique (1628-1633) ; mais c’est une singulière utopie qui refuse tout idéalisme : Comenius ne conçoit son programme qu’en vue de sa réalisation effective.

Olivier Cauly choisit de tracer la silhouette du projet de Coménius en suivant ses trois œuvres principales. On voit alors comment s’articule chez lui le constat de la division du monde et de l’obscurité des savoirs et des volontés (Le Labytirnthe...) avec le projet d’une réforme de l’éducation comme accomplissement naturel des facultés humaines (la Grande Didactique), cette éducation ne trouvant elle-même de fin que dans une organisation rationnelle du paradis humain selon des institutions collégiales destinées à garantir la concorde et la perfection de la vie (Consultation universelle). S’il est évident que le projet de Comenius est très marqué par une mystique néoplatonisante de l’unité originelle, il n’y a pourtant pas dans le portrait qu’Olivier Cauly brosse de sa doctrine de nostalgie des origines dans l’utopie coménienne. Le paradis n’y est pas tant un âge d’or à restaurer qu’une perfection éternelle à engendrer : l’utopie coménienne se construit en projetant la représentation de la perfection originelle du monde dans son avenir, et dans un avenir suffisamment précis pour que Comenius conçoive ses théories comme autant de programmes effectifs.

C’est, au fond, le contenu même de ces programmes qui est le plus instructif : en réformant la science politique, Comenius affirme qu’il ne fait que restaurer le sens authentique de la politique, qui est refus de la guerre et du conflit et gestion collective de la concorde. En réformant l’éducation, il refuse l’idée d’une quelconque imposition extérieure du savoir pour rendre à la pédagogie son sens plein, qui est d’assurer l’anthropogénèse à partir des facultés et des « semences » naturellement présentes dans tous les individus. Dans les deux cas, cette représentation de l’unité parfaite de l’homme, pris comme individu ou comme genre, correspond à une universalité abstraite et rigoureuse : l’utopie coménienne ne connaît pas la singularité. Elle ne vise même au fond qu’à l’effacement d’un moi envahissant et trompeur, au profit d’une harmonie fusionnelle dans laquelle le projet utopique trouve des accents classiques : la perfection y est, ici comme ailleurs, pensée sur le modèle d’une rigoureuse annulation des différences individuelles et des frictions qu’elles engendrent.


4. Utopie. La quête de la société idéale en Occident, Roland Schaer et Lyman Tower Sargent (éd.), Paris, B.N.F.-Fayard, 2000.


Cet ouvrage monumental constitue le catalogue de l’exposition éponyme co-organisée par la Bibliothèque Nationale de France et la New York Public Library, et présentée à Paris du 4 avril au 9 juillet 2000. Il présente une bonne partie des pièces exposées, fournissant ainsi une iconographie incroyablement riche (enluminures, plans, cartes, gravures, affiches, maquettes, etc.), qui accompagnent les textes.

Rédigés par une trentaine de spécialistes (philosophes, historiens, sociologues, historiens de l’art, politologues, architectes, juristes, documentalistes), les articles de ce recueil sont regroupés en quatre sections : « Les sources de l’utopie », « D’autres mondes : l’épanouissement de l’imagination utopique de Thomas More aux Lumières », « L’utopie dans l’histoire, du temps des révolutions à l’aube du xxe siècle », et « Rêves et cauchemars. Utopie et contre-utopie au xxe siècle ». La progression historique de ces sections permet de couvrir un vaste domaine : la visée encyclopédique de l’ouvrage, appuyée par les documents reproduits, permet au lecteur d’explorer tous les aspects de l’utopie, de ses fondements religieux à ses productions esthétiques modernes.

Montrant que l’utopie ne commence pas avec More, mais définit un mode d’interrogation du réel et de représentation de la cité qui s’enracine dans les premières œuvres politiques antiques, la première section est l’occasion de découvrir les sources bibliques et païennes de l’utopie (voir en particulier l’article de J.-F. Pradeau sur l’Atlantide de Platon). La seconde section montre de quelle façon l’utopie se développe dans les textes et les idées du monde moderne (voir l’article de F. Lestringant sur les rapports entre utopie et Réforme), mais aussi de quelle façon elle s’incarne dans des espaces concrets : le Nouveau Monde est un de ces espaces où se projette et se matérialise la figuration utopique. Mais l’utopie moderne est aussi liée au projet de rationalisation de l’espace politique, projet dont les architectes et les urbanistes reprennent constamment l’idée (voir à ce propos l’article de Ruth Eaton sur les villes).

Si la troisième section, qui traite de l’utopie contemporaine, fait la part belle aux révolutions, elle est conduite à aborder aussi les conditions économiques et sociales dans lesquelles les figures utopiques se mettent véritablement à travailler, c’est-à-dire à mettre en forme les espoirs et les désirs collectifs. C’est de la concrétisation possible de ces espoirs dans des formes de vie commune, des formes d’art, des formes juridiques ou des formes idéologiques que traite enfin la quatrième section (voir en particulier l’article de Françoise Choay sur l’utopie et le statut philosophique de l’espace édifié). Bien sûr, cette dernière section ne peut manquer de se pencher sur les retournements de l’utopie, dans les formes les plus rigides de totalitarisme dénoncées par les anti utopies (voir l’article de Frédéric Rouvillois sur les rapports entre utopie et totalitarisme).


5. Revue des Deux Mondes, « Utopies », avril 2000.


Ce numéro d’une des plus anciennes revues culturelles françaises est à la première lecture décevant : la taille très limitée des articles, et leur ton bavard mais peu exigeant les rend au mieux frustrants et allusifs, au pire extrêmement simplistes. On trouve donc beaucoup de truismes et d’approches rapides ou creuses, cherchant à saisir « l’air du temps », mais peu réfléchies. Le propos de la revue n’est cependant pas de proposer un état des recherches mais plutôt de prendre acte d’une actualité de la question. A ce titre, certains articles sont problématiquement intéressants – par exemple ceux d’Henri Maler sur Marx, de Roland Schaer (commissaire de l’exposition de la B.N.F.), de Michel Wievorka sur l’utopie politique – et d’autres valent le détour parce qu’ils abordent un aspect marginal de la question – ainsi ceux de Philippe Quéau sur « l’utopie cyber », de Michel Lacroix sur le développement personnel, ou d’Antoine Picon sur les utopies urbaines. L’article de Philippe Quéau, en particulier, essaye de traiter les rapports entre internet et utopie, sujet difficile, sur lequel il est aisé de se laisser piéger par les apparences (on peut comparer les thèses de Ph. Quéau avec celles de l’article de Bernard Lang et Pierre Weis paru dans le Monde sur le même sujet – voir ci-dessous dans la rubrique « Internet » les références).


6. Magazine littéraire, « La renaissance de l’utopie », n° 387, mai 2000.


Le Magazine littéraire consacre un dossier de cinquante pages à la renaissance de l’utopie, organisé en quatre sections thématiques (« Utopie et littérature », « Utopie et politique », « L’utopie en chantier » et « L’utopie aujourd’hui »). Les trois premières sections, regroupant chacun cinq à six articles et entretiens, cherchent à dresser un bilan thématique des métamorphoses de l’idée d’utopie. Si l’ensemble a parfois tendance à mélanger sous le nom d’utopie des discours de nature et de portée très diverse (des expériences alternatives des années 60 aux utopies architecturales en passant par le rôle utopique de la fiction ou par la condamnation des utopies totalitaires) sans toujours réussir à donner à ce numéro une cohérence éditoriale solide, de nombreux articles sont problématiquement très riches (ainsi l’article d’Eric Faye consacré aux anti-utopies, ou l’article de Cédric Fabre consacré aux uchronies, ou encore celui de Nicolas Bourriaud sur les métamorphoses contemporaines du « paradigme utopique »). La quatrième section regroupe une dizaine d’entretiens disséminés dans tout le numéro, dans lesquels la parole est donnée à des architectes (Christian de Portzamparc), des auteurs de bande dessinée (Benoît Peeters et François Schuiten), des dramaturges (Armand Gatti, Georges Lavaudant) ou des économistes (Daniel Cohen), fournissant ainsi sur l’idée d’utopie des points de vue brefs mais éclairants par leur multiplicité même. A lire en particulier, le long entretien avec Peter Sloterdijk, dont les derniers écrits ont provoqué une violente polémique en Allemagne : son approche des conditions de possibilité logiques, psychologiques et ontologiques de l’utopie est très stimulante.


7. RESSOURCES INTERNET

Nota : quelques-unes des adresses (url) indiquées dans cette partie de l’article (paru en 2000) étant depuis « périmées », nous les avons retirées. Nous essaierons d’actualiser cette base (18 février 2007).


http://expositions.bnf.fr/utopie/ Sur le site de la Bibliothèque Nationale de France sont disponibles les principaux documents qui ont fait l’objet de l’exposition. Richesse iconographique et documentaire exceptionnelle, lisibilité et navigabilité maximale, ce site est une ressource précieuse.

http://pauillac.inria.fr/~lang/ecri... Cette URL propose un article intitulé « Internet, nouvelle utopie humaniste ? » dans lequel deux chercheurs de l’INRIA répondent à un article publié par Robert Redeker dans Le Monde. Comme lui, ils cherchent à définir l’essence de l’éducation en tant qu’elle ne doit pas céder à la fascination facile pour les nouvelles technologies.

http://palissy.humana.univ-nantes.f... Cette page propose le texte intégral d’un mémoire de maîtrise consacré à L’art du mensonge dans la contre-utopie (Zamiatine, Orwell, Huxley, Levin), par Cyril Moulard, à l’Université de Nantes.

http://www.utopianstudieseurope.org/ Ce site présente l’Utopian Studies Society (société d’études utopiennes), fondée en 1988 par un groupe d’étudiants de New Lanark, et relancée cette année à l’Université de Nottingham. La société regroupe des philosophes, des littéraires, des historiens, des sociologues, des anthropologues, des architectes. Le site est en anglais.

http://www.luminarium.org/renlit/tm... Une page consacrée à Thomas More, en anglais. On y trouve une biographie, une bibliographie, des essais, des études, et des liens. Point de départ intéressant pour explorer les nombreux sites que le web consacre à cet auteur.

http://classiques.uqac.ca/classique... Une page de la banque de textes classiques proposés par l’Université du Québec à Chicoutimi : on y a accès au texte complet de l’Utopie de More, dans la traduction française de 1842, téléchargeable sous plusieurs formats (pdf, word, rtf).

http://www.shu.ac.uk/emls/iemls/con... Sur le site de l’Université de Sheffield, le texte en anglais d’une conférence de Richard Marius prononcée en 1995 dans le cadre des Early Modern Literature Studies. La conférence, intitulée « Utopia, a Mirror for Life and Times » porte essentiellement sur Thomas More et les fonctions possibles de l’utopie.

http://www.monde-diplomatique.fr/19... Un article intéressant d’Ignacio Ramonet dans le Monde diplomatique.

http://www.cnam.fr/lipsor/dso/artic... Vous trouverez ici une fiche de lecture assez complète de l’ouvrage de Paul Ricœur, L’Idéologie et l’utopie. Cette fiche se veut objective, ce qui signifie qu’elle adhère sans recul aux propos de l’auteur, et qu’il manque peut-être un travail critique.


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